Je ne sais pas encore comment je vais dire adieu à Hikaru. Ca fait trop mal.
Je suis devant sa chambre. J'attends. Il est en pleine conversation avec Kaoru.
Je ne saisis pas tout ce qu'ils disent .
-Quand est ce qu'on en est arrivé là? Où sont passé les deux jumeaux inséparables Kaoru?
Moi je sais.
Tout à commencé quand je me suis retrouvée pourchassée par des gros rottweilers et que j'ai pénétré dans la salle du club des hôtes.
Oh merde alors!
C'est pas la faute à papa-maman si les jumeaux ont été séparés!
Mais la mienne!
Je titube jusqu'au escaliers que je descends en courant.
Pourquoi est ce que j'ai fais tout ça? Pour moi?? Le club des hôtes était heureux avant mon arrivée! Alors qu'est ce que je fous encore là? Je n'aurai jamais du faire ce que j'ai fait!!!
Je m'arrête dans un atelier vide.
Si je n'avais jamais rencontré les jumeaux qu'aurait été leurs vies et la mienne? Est ce que Hikaru serait sorti avec Haruhi?
Une chose est sur, tout serait comme avant. Je ne serai pas malade, je ne créverai pas, les jumeaux seraint encore heureux, alors pourquoi avons nous fait ça?
Ca n'a aucun interêt...
-Qu'est ce que tu fais là?
Je me retourne vers Hikaru. Le temps est venu de mettre mon plan à exécution.
L'heure a sonné.
-On arrête Hikaru, c'est fini.
-De quoi tu parles?
-Je parles de notre amitié. Ca ne peux plus continuer.
-Mais...
-Tu n'es pas heureux comme ça Hikaru. Laisses moi partir.
Mon regard se perd dans le sien et je lui tourne à nouveau le dos pour cacher mes larmes.
Je m'adresse encore une fois à lui, la voix tremblante:
-Promets moi que tu t'occuperas bien de ton frère et de Haruhi...!
-Kuu..
Je me retourne d'un geste vif vers lui en cirant à moitié:
-Promets moi!
-Tu pleures..?
-C'est difficile pour moi.
-Alors...pourquoi?
-C'est trop dur pour nous deux.
Sur son visage se lit l'incompréhension, un "pourquoi" déguisé.
-Parce que je t'aime espèce d'imbécile!
Oh merde. Je l'ai dit à voix haute?
Hikaru rougit sans cesser de me regarder. J'ai du mal à croire que je l'ai dit...
Je baisse les yeux, laissant les larmes rouler sur mes joues.
Je quitte la salle en courant.
Je rejoins ma nouvelle chambre, la fermant à clé et m'affalant sur le lit. Les stores sont fermés, il fait noir dans la pièce.
Je me saisis du téléphone, recroquevillée sur le lit. Je compose le numéro.
-Allo?
-Reno?
-Kuu! Tout se passe bien?
-Non pas du tout...
-Mais tu pleures...
-Reno...viens me chercher!!




